Au cours du temps

 

 

 

 

 

 

 

 


Photo de pollen au microscope

 

 

 

 

 

  Exemple de diagramme
        pollinique de synthèse

 

 

 

La palynologie :
pour une approche des sociétés humaines
dans leur environnement. 

 

Pour assurer leur reproduction, les plantes à fleurs produisent de grandes quantités de pollen. Celui-ci est transporté par le vent ou les insectes, puis se dépose. Ainsi, les sédiments archéologiques ont piégé l’ensemble des grains de pollen produits à un moment donné, qui sont le reflet de la végétation environnante à ce moment T. Si cette image est certes déformée par certains biais (production en quantités différentes d’une espèce à une autre, parcourt de plus ou moins longues distances, influence des vents dominants et des barrières naturelles…), elle n’en demeure pas moins révélatrice d’une végétation environnante.

 

Pour une occupation donnée, si les couches concernées sont favorables à de bonnes conditions de conservation du pollen, l’analyse de ces sédiments donnera alors une image de la végétation au moment de cette occupation.Ainsi, au fil du temps, il est possible de percevoir la manière dont l’homme a agit sur son environnement et comment cette action a évolué (déforestations, cultures, abandons, reprises agricoles, gestion de zones humides, etc…).

 

Le corpus des analyses polliniques
dans la vallée de l’Aisne

 

Grâce à des travaux universitaires et aux programmes de recherches sur les vallées de l’Aisne et de la Vesle, un certain nombre d’études anciennes ont pu être réalisées par différents palynologues.

Depuis 1998, un laboratoire de palynologie est opérationnel au Centre de Recherches Archéologiques de Soissons.

Nous disposons à l’heure actuelle d’enregistrements polliniques de contextes naturels d’une part et au sein des occupations archéologiques d’autre part.

Les données polliniques en contexte archéologique nous offrent des indications assez morcelées, sans grande continuité.


On obtient une plus grande linéarité des résultats dans l’étude des séquences en milieux naturels (chenaux, marais berges...).

 

Ainsi, les colonnes étudiées retracent l’histoire de la végétation qui répond tout d’abord à des variations climatiques puis à l’action de l’homme sur son milieu, au fur et à mesure des occupations humaines. Il est ainsi possible de percevoir des phénomènes tels que :
-    l’évolution du milieu (comme une augmentation de l’humidité, des phases de
     refroidissements ou, à l’inverse, d’optimum climatique),
-    des phases de croissance de l’activité humaine,
-    des phases de déprise agricole,
-    ou encore la mise en évidence d’une certaine gestion du milieu par l’homme.

Si les études en contexte archéologique donnent souvent des résultats moins fiables (du fait de conditions moins humides et donc une moins bonne conservation des grains de pollen), les datations sont en revanche bien définies.

 

 

A l’inverse, si les conditions humides de certains contextes naturels sont plus favorables à une bonne conservation du contenu pollinique, les attributions chronologiques sont moins précises 

 

Voir la bibliographie thématique  

 

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