Au cours du temps

Période
Age des Métaux

La période du Halstatt

 

 

Plan du site 

 

Dessins de profils de vases

 

 

Tableau chronologique du Hallstatt

Ciry-Salsogne, "la Bouche à Vesle"

Le site d'habitat du Hallstatt final D2/D3 . 

 

Le site d'habitat de Ciry-Salsogne "la Bouche à Vesle" se situe en bordure d'un paléochenal comme les sites de  Bazoches-sur-Vesle "les Chantraines" et Villers-en-Prayères "les Mauchamps". Il est implanté dans la plaine alluviale. Il est situé, à 12 km à l’est de Soissons, dans la zone de confluence de l'Aisne et de la Vesle, son principal affluent. L'habitat se répartit en deux groupes séparés par un espace quasiment vierge de vestiges. Malgré un décapage s'étendant sur 6,4 ha, nous ne disposons pas du site dans son intégralité. Il est caractérisé par de très nombreux bâtiments, 55 au total, ainsi que des fosses de tailles variées. Le plan révèle trois palissades sur poteaux alignés, ne formant pas d'enclos. Un fossé curviligne peu profond constituait peut-être un enclos.


La plupart des édifices sont dédiés au stockage (bâtiments sur 4 et 6 poteaux). Les structures sont implantées préférentiellement sur les zones où la grève et le sable affleurent. La moitié occidentale est beaucoup plus dense en structures que la partie orientale.


L'occupation du site de Ciry-Salsogne est attribuable au Hallstatt final ou Hallstatt D2/D3. Le corpus céramique est composé de formes ouvertes tronconiques ou convexes, de petites coupelles, de pots légèrement convexes à col peu marqué dans certains cas et de formes à carène légèrement marquée, de type situle ou jatte. On peut signaler aussi la présence d'un vase possédant au moins une petite protubérance horizontale à double perforation. Les décors sont composés de cordons digités ou d'incisions obliques. En complément du mobilier céramique et de la faune, ce sont une fusaïole et deux objets en métal qui ont été retrouvés.


Ciry-Salsogne représente le type de site à forte production agricole excédentaire ou centralisateur de récoltes, qui se situe sans doute à un niveau important dans le réseau de redistribution des productions végétales. Néanmoins, l'élite qui contrôle le stockage ne semble pas résider sur le site. Cet habitat est contemporain du phénomène des résidences princières de France orientale et du sud-ouest de l'Allemagne. Il pourrait se situer, dans la hiérarchisation des sites, entre le petit habitat isolé et la fortification de hauteur. Il n'est pas impossible qu'il soit en relation avec un éperon barré localisé à 2,5 km, à Sermoise (éperon malheureusement mal daté).

 

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