Au cours du temps

Période
Age de Bronze

 

  


  Plan du site

 

 


  Ensemble de vases
du Bronze final

Beaurieux "la Justice"

Nécropole de l'Age du Bronze

 

Le site s’étendait sur la terrasse alluviale de l’Aisne, mais à 800 m de la rivière, au pied de la pente conduisant au plateau. Un grand enclos circulaire, cernant sans doute initialement un tertre, a révélé la présence d’une tombe décentrée.


De cette tombe ne restait qu’un squelette sans mobilier gisant en position fléchie sur le côté droit. Ces caractéristiques datent par comparaison ce monument funéraire de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C. Plusieurs siècles après, au XIe et au début du Xe av. J.-C., un cimetière s’était peu à peu développé à proximité de ce tumulus probablement encore visible. Il se composait de vingt-et-un petits enclos circulaires de 5 à 10 m de diamètre, dont dix-sept possédaient une tombe à incinération en leur centre, de trente-deux tombes à incinérations simples et de trois probables vidanges de bûchers. Neuf tombes seulement recelent du mobilier qui se classe au milieu du Bronze final et appartient à la Culture Rhin-Suisse-France orientale. Il s’agit de céramiques et de rares objets en bronze. La majorité des tombes ne contiennent que des restes humains brûlés et des résidus de bûcher.Les dépôts d’ossements incinérés se montrent très divers en termes de poids, variant de quelques grammes à plus d’un kilo. Comme quelques-uns n’ont pas été touchés par des prélèvements ultérieurs, ces variations résultent d’une volonté délibérée des proches de ces défunts. Parmi les tombes renfermant de la poterie, de quelques tessons à trois vases entiers, deux recelaient des objets métalliques.
Il s’agissait de deux anneaux en bronze dans un cas et d’une rouelle de 4 cm de diamètre dans l’autre. C’est précisément cette dernière qui contenait trois récipients et le plus gros dépôt d’ossements du lot. L’urne, assez volumineuse recelait les os incinérés, la rouelle, un petit gobelet caréné et supportait en guise de couvercle une sorte de jatte non retournée à l’intérieur de laquelle avait été posé un « jambonneau » (humérus de porc). Les tombes sans enclos semblent s’organiser en petits groupes. Les enclos circulaires, installés de part et d’autre des tombes simples, paraissent pour la plupart appartenir à une seconde phase de l’utilisation de ce cimetière.

 

Bien qu'incomplet, cet ensemble funéraire représente le plus riche en enclos circulaires de toute la vallée de l'Aisne. Seul celui de Vieil-Arcy/Pont-Arcy en possédait aussi un nombre conséquent. Sous réserve de vérification, lors de prochains décapages, ce cimetière suggère qu'un changement sans doute important de l'organisation sociale s'est produit à la fin du Bronze moyen ou au début du Bronze final, c’est-à-dire autour du XIVe s. av. J.-C. : une stabilisation des terroirs matérialisée par l'usage d'un cimetière commun, devenu le marqueur territorial durable d'une communauté dont il reste à évaluer la taille.

 

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