Au cours du temps

Période
Néolithique

 

 

Niveau archéologique 
      contenant du mobilier
      caractéristique
      du Néolithique récent

 

Plan du site du Néolithique
      récent à Presles-et-Boves

 

Exemples de vases
      en céramique
      les plus complets

 

Coupes de 2 structures (21 et 47) 

 

Presles-et-Boves "les Bois Plantés"

Le site d’habitat du Néolithique récent

 

Découvert en 1994 au débouché d’un vallon largement ouvert sur la plaine alluviale de l’Aisne, le site de Presles-et-Boves constitue l’un des rares témoignages de l’habitat au Néolithique récent dans la vallée de l'Aisne. En effet, les habitats de cette époque présentent comme particularité de n’avoir laissé que très peu de traces. Traces qui sont par ailleurs parmi les plus fugaces que l’on connaisse pour le Néolithique. Aucun plan de bâtiment n’a pu être mis en évidence sur ce site. Les vestiges découverts correspondent à des objets de la vie quotidienne rejetés après leur utilisation. Ce sont donc en quelque sorte les « poubelles» qui nous renseignent.

À Presles-et-Boves, ces rejets sont répartis dans deux types de contextes différents. Les plus nombreux proviennent simplement du sol de l’époque et sont partiellement conservés. Les autres ont été piégés dans le remplissage de fosses creusées plus ou moins profondément dans le substrat.
Les poubelles abandonnées sur le sol forment des concentrations inégalement réparties. La plus grande d’entre-elles est un véritable dépotoir, sans doute disposé à proximité d’un emplacement à l’origine de l’émission des rejets. Ces rejets sont des mélanges de différents restes assez classiques sur un site néolithique. On distingue des fragments de récipients en céramique de toutes les dimensions, depuis les petits gobelets au grands vases de stockage et aux vases à cuire. On observe également la présence de l’outillage en silex, des restes osseux des espèces animales domestiques consommées : bœuf, caprinés et porc, ainsi que de très grandes et lourdes meules en pierre, dont la fonction est orientée sur l’obtention de farine destinée à l’alimentation.
Parmi la trentaine de fosses observées sur le site, un grand nombre se concentre à proximité du dépotoir précédemment mentionné. Les raisons qui sont à l’origine de leur creusement nous échappent, tout comme leur fonction. Néanmoins, elles ont aussi servi de dépotoirs après leur utilisation. Ces fosses, dont certaines sont profondes, de plus d’un mètre, sont, sur d’autres site,s les seuls creusements découverts quand les sols archéologiques ont disparu.

La répartition des vestiges montre que l’emprise de cette occupation a porté sur un peu plus de 6000 m2 en bordure d’un talweg provenant du vallon. Bien évidemment, cette surface est très petite. Mais les limites du site n’étant pas connues intégralement, l'image renvoyée est très incomplète. S’agit-il d’une ferme occupée par un petit groupe humain, une famille, par exemple, ou d’une agglomération plus grande comme un village regroupant plusieurs familles ? A priori, la seule documentation découverte à Presles-et-Boves ne permet pas de trancher pour le moment. Cependant, les autres sites d’habitat contemporains sont encore moins grands et moins denses en vestiges. Cela accrédite plutôt l’hypothèse selon laquelle le mode d’habitat caractéristique du Néolithique récent est une ferme isolée plus qu'un village.

 

Structure 28

 

Structure 47 

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